En coulisse avec… Stanley Seguy et Coleen Man

Retour quelques mois en arrière au dernier Westy Nantes… Après Arnaud et Beverly, découvrez l’interview de Stanley et Coleen, le deuxième couple présent à la 7ème édition, votre duo Franglais préféré…

Simply West : Stanley et Coleen, quel est votre parcours de danse à chacun ?
Coleen Man : J’ai débuté le jazz et les claquettes à l’âge de 7 ans puis la danse classique quand j’avais 8 ans. Ensuite j’ai fait du jive en 2007 et j’ai commencé le West coast swing en 2009. J’ai aussi fait un peu de zouk et de salsa.
S.W : And you Stanley ?
Stanley Seguy : And me ? Euh… j’ai commencé en boîte de nuit à Miami, en discothèque, disco club, toi aussi ?… C’est toi qu’j’ai vu, je te reconnais !
S.W : Bon allez, un peu de sérieux…
S.S : J’ai commencé la danse à deux en mars 2005, c’est vachement précis. Je m’en souviens bien parce que du coup c’est dans l’école où je travaille aujourd’hui. J’ai commencé par du rock, et dans la même année j’ai débuté la salsa cubaine. J’ai par hasard découvert le West coast en 2009. J’ai commencé mon premier stage à Paris, lors d’un festival avec Jordan et Tatiana. Je suis vraiment tombé amoureux de la technique, de la musique, et de la sensation de cette danse qui m’a fait continuer uniquement cette danse là et qui m’a permis de progresser dans toutes les autres danses en fait. Les autres je trouvais que c’était un peu fermé, là j’ai bien aimé le côté créatif, le côté liberté, le côté musique.

S.W : Quelle est l’histoire de votre collaboration à tous les deux ?
S.S : Et bah… Y’en a pas (Rires)!! C’était au West In Lyon, en 2014 je crois. En fait on était tous les deux sans partenaire, on avait fait à peu près le même parcours, on était dans la même catégorie, et au final on n’avait pas de partenaire officiel pour enseigner, c’est venu naturellement en fait. Des fois tu te dis « tiens, mais avec qui en fait, bah pourquoi pas nous deux? » Et c’est juste venu comme ça. Comme on s’entendait bien et qu’on rigolait bien et tout, ça nous a paru naturel. On a essayé et ça a bien marché en cours, depuis on a continué.

S.W : Coleen, tu viens souvent en France. Qu’est ce que tu aimes tant ici et chez les Français ?
C.M : La communauté du West coast swing est beaucoup plus jeune en France qu’en Angleterre. J’ai l’impression qu’il y a vraiment un esprit collectif, on est toujours en train d’essayer de faire les choses ensemble, de s’aider les uns les autres afin d’être meilleurs. C’est vraiment ce que j’aime en France… et évidemment la nourriture !

S.W : Est-ce-que vous préférez les petits ou les gros évènements ?
S.S : Au début j’adorais les gros événements parce que c’était un petit peu les étoiles dans les yeux, on voyait les pros et tout, c’était magnifique et c’était la découverte en fait. T’arrivais, tu voyais le dancefloor immense, les lumières , l’ambiance… C’était vraiment super et les gens étaient cools. J’ai bien aimé la communauté et l’esprit qu’il y avait dedans aussi, et c’est ce qui m’intéressait parce que j’ai testé des évènements salsa et j’ai détesté. Pourtant c’était aussi grand, mais j’ai pas du tout adhéré. C’est juste mon opinion, c’est différent en fait… J’ai donc d’abord beaucoup aimé les gros évènements de par leur côté show, parce que les pros quand ils envoient un shows, qu’ils font leur Jack n’ Jill, j’étais vraiment en mode « trop beau quoi »… et plus tu rentres dedans, plus tu connais, plus tu comprends, plus tu apprécies finalement les petits évènements parce que tu peux retrouver les gens que tu apprécies vraiment, et que tu ne vois pas tant que ça finalement dans les gros événements. Donc au fur et à mesure que tu évolues tu te fais des amis, ces amis là tu les retrouves dans les petits évènements.
C.M : Exactement pareil pour moi.

S.W : Si vous n’aviez pas été danseurs pros, qu’auriez vous aimé faire comme métier ?
C.M : Je pense que j’aurais peut être été organisatrice d’évènements ou de mariages. Parce que j’aime beaucoup l’organisation des évènements de West coast swing, du coup je pense que j’aurais aimé faire la même chose mais sans la danse !
S.S : Moi c’est plus autour de la photo, que j’adore. J’aurais voulu, ou j’aimerais, c’est ptet encore possible… découvrir des pays, les mettre en photo, et montrer ce que l’on ne voit pas toujours, un peu comme Ushuaïa nature version photo. Montrer des paysages à couper le souffle, avoir la chance de les photographier plus en mode voyage.
S.S : Et vous ??
Alexandra : Bah danseuse pro (:
S.S: J’ai cru que t’allais dire mannequin, là tu vois j’aurais pu comprendre! (Rires)
Alexandra : Et toi Stéphane ??
Stéphane : Moi pompier parce que c’est plus crédible quand tu dis «J’vais sauver des vies » …!

S.W : Coleen qu’est ce que ça fait d’avoir mis le pied dans la catégorie Champions ?
C.M : Excitée ! Stressée ! C’est toujours stressant quand tu montes en niveau, mais je pense que ça va être fun car c’est le rêve de danser avec des danseurs de cette catégorie. Tu les admires tout le temps… donc oui je pense que ça va être vraiment super !
S.W : Félicitations
C.M : Oh merci !

S.W : Qu’aimez-vous chacun dans la danse de l’autre ?
C.M : Avec Stanley j’ai l’impression qu’on a la même idée de la connexion. Notre musicalité est la même et il me laisse assez d’espace pour m’amuser mais pas au point de me perdre dans la danse. Ainsi, si je crée quelque chose, il ne me bloque pas mais prend part à ma création et continue. C’est quelque chose qui est difficile chez beaucoup de cavaliers mais Stanley est capable de s’adapter si je change son mouvement initial.
S.S : Dès le début il y a eu cet esprit de confiance où on se comprends sans avoir vraiment besoin de chercher. On s’est beaucoup rencontré dans les compétitions, et à chaque fois que j’avais Coleen, j’étais toujours relax. J’avais jamais ce stress de « ah est ce que ça va bien se passer, est ce qu’on va se comprendre et tout ? » parce que je savais qu’elle allait s’adapter, m’écouter, qu’on allait se comprendre parce qu’elle n’allait pas envoyer tout de suite quelque chose de fou. Ça m’a mit en confiance en fait… L’état d’esprit qu’elle avait à chaque fois me permettait de développer une danse à deux, et de ne pas devoir être sur mes gardes. Je pouvais vraiment faire ma danse, je savais qu’elle allait me compléter et en même temps me proposer des choses sur lesquelles je pourrais rebondir.
S.W (à Coleen): He says you’re awesome !
C.M : Merci !! (Rires)

S.W : Quelles qualités aimez-vous retrouver chez les danseurs lorsque vous dansez avec eux en social ?
C.M : En fait j’aime les danses les plus simples. Je n’aime pas quand il y a trop de folie. Souvent les cavaliers voient un prof et ils essaient de l’impressionner et de faire une très bonne danse, mais c’est là où ça ne va pas car ils essaient d’en faire trop. Donc je préfère quelque chose de simple, qu’ils se concentrent sur leur connexion plutôt que sur le show.
S.S : Déjà qu’elle soit elle, qu’elle n’essaie pas de jouer quelque chose ou qu’elle se dise « il faut que j’envoie , que je fasse quelque chose », qu’elle ne soit pas trop excentrique. Il y a des filles des fois elles te font des choses un peu folles et elles te mettent en danger. Donc j’aime trouver une espèce de relation de confiance qui se crée où elle va chercher les limites que tu peux avoir. Ce que j’aime vraiment bien c’est que ça commence tranquille, qu’on se soit trouvé comme une vrai discussion où on parle, et à un moment donné on commence à rigoler ensemble en fait, à découvrir l’autre et à se dire tiens, elle rebondit sur une blague qui peut être un mouvement, et du coup on s’est bien compris. On arrive à être sur la même longueur d’onde et ça j’aime bien, peu importe le niveau. J’ai en tête des danses que j’ai faites au West In Lyon avec une fille qui était en novice. Je n’ai kiffé que cette danse là dans le week end! (à voix basse) Pourtant j’ai dansé un peu avec Maïna (Rires..). Ouais ça m’a vraiment fait plaisir de faire cette danse là alors que je ne la connaissais pas à la base !!

S.W : Vous avez aimé votre week-end au Westy Nantes ? Qu’avez-vous apprécié auprès des Nantais ?
S.S : Ceux qu’on a vu en cours et bah ils sont très gentils ! Ils sont beaucoup à l’écoute et ils sont très en demande. Ils sont surtout très réceptifs aux blagues et à la bonne humeur. Je les ai trouvé à la fois ouverts aux choses qui n’ont rien à voir avec le West coast, et en attente de progresser en West coast. Il n’y a pas toujours ça dans les communautés, il y en a qui sont très sérieuses, et des fois c’est dur d’instaurer une atmosphère ou ambiance détente dans le travail. Ça j’aime bien et ça été facile de le faire à Nantes. Ça arrive dans d’autres villes hein comme Liège, où c’est vraiment facile de le faire, mais il y a des pays ou des villes où tu sens que c’est dur. Paris par exemple c’est dur, Nantes j’ai beaucoup aimé ça. Le staff était super sympa, les gens gentils, toujours accueillants mais après tu sais pas si c’est parce que t’es prof ou machin ou truc, donc je pense que les gens sont assez nature !

S.W : Dernière question, quel est votre titre du moment en West coast swing ?
S.S : Water Under The Bridge d’Adèle. J’adore, elle me fait rêver.
C.M : En ce moment j’aime bien Don’t Judge Me de Chris Brown, l’originale et le remix

S.W : Merci !

Et merci à Coralie Connilhere pour la traduction 

Stanley et Coleen au West in Tours 2017

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