En coulisse avec… Beverly Brunerie et Arnaud Perga

Lors du dernier Westy Nantes, nous avions le plaisir d’échanger quelques mots avec Beverly Brunerie et Arnaud Perga, qui faisaient partie de l’incroyable équipe de profs de cet évènement nantais devenu incontournable!

Simply West: Pour commencer, pouvez-vous nous raconter chacun votre parcours de danse?
Arnaud Perga: J’ai commencé le rock en 1985.
S.W: A quel âge?
A.P: J’avais 5 ans, faites le calcul… Je n’ai fait que du rock pratiquement tout le long de ma vie de danseur, puis le West Coast Swing depuis une petite dizaine d’année.
S.W: Rock acrobatique?
A.P: Rock acro, rock sauté, compétitions à fond… Les championnats du monde, d’Europe, tout le bazar…
En 2001 j’ai repris l’école de mon ancien professeur Jean-François Dekhil (https://www.pergadanse.fr/)
Beverly Brunerie: J’ai commencé à dansoter à l’âge de 3 ou 4 ans… puis pareil le rock vers 6 ans. J’ai fait de la compétition pendant un moment, en boogie aussi. Ensuite j’ai fait des danses solo: Jazz, contemporain, hip-hop. Des danses sportives aussi, latines et standard pendant 5 ans.
J’avais presque 14 ans quand j’ai commencé le West Coast et ça va faire 9 ans cette année au mois de Novembre!
Je travaille dans les deux écoles de mes parents, dont une qui appartenait à mes grand-parents eux-même danseurs et que mon père à reprise. Cette école a fêté ses 50 ans l’année dernière! (http://www.bbclublyon.fr/)

S.W: Quelle est l’histoire de votre collaboration à tous les deux?
A.P: Je trouvais qu’elle dansait pas trop mal…
B.B: rires…
A.P: C’est vrai en plus. Je cherchais une danseuse, on était pas nombreux à l’époque à danser le West Coast. Elle faisait partie des bonnes danseuses qui avaient un fort potentiel, du coup avant que quelqu’un la prenne je suis allée la chercher. Elle a dit oui… malgré la différence d’âge!
B.B: Oui et surtout il m’a demandé au bon moment parce que c’était ma dernière année en Junior et quand on a commencé à danser ensemble j’allais sur mes 18 ans. Pile poil l’année où on pouvait danser ensemble.

S.W: Depuis le temps vous êtes rodés en Classic, qu’est-ce-qui vous plaît autant dans cette catégorie et quels sont vos prochains défis?
A.P: Je parle pour moi mais je pense que c’est pareil pour Beverly, on a toujours été bercés par la compétition. Que ce soit du Jack’n Jill, Classic, Showcase, la Team… On aime la compétition donc voila… Ce qui est bien en West Coast c’est que tu as le côté social avec les J’nJ et les Strictly, et puis on se retrouve un petit peu dans ce qu’on faisait en rock à l’époque c’est à dire un passage bien défini avec de la choré, des costumes. C’est ce qu’on a toujours fait quand on était petits du coup on retrouve cette ambiance là, mais en mieux.
B.B: Et il y a un petit peu de challenge aussi, c’est à dire que les J’nJ et les Strictly c’est sympa, mais là ça rajoute quelque chose. Ca permet de faire des choses que toi tu as vraiment envie de faire, choisir une musique et une fois que tu le fais tu te dis « ouais c’est mon truc quoi »
S.W: Et pour l’avenir?
A.P: Vous venez d’assister au dernier Classic tous les deux en fait…
S.W: Oh non… Trop triste! On peut en savoir plus?
B.B: Oui bien sûr, c’est ma décision. Je l’ai largué en fait, il est trop vieux!! Non, en fait ce sont plein de petites choses qui font que j’ai pris cette décision.
A.P: Ce qu’il y a c’est que c’est notre boulot aussi, en plus de la compétition comme certains peuvent ne faire que ça, nous c’est notre job. On a des contrats à droite à gauche, moi j’ai plusieurs danseuses donc forcément un peu plus compliqué à gérer. J’ai des enfants aussi donc je ne peux pas avoir autant de week-ends que Beverly pourrait avoir. C’est aussi plus sur le côté boulot que sur le côté Classic.
B.B: Ca va de paire en fait.
A.P: Le Classic pour nous c’était aussi une façon de se montrer et de pouvoir travailler après dans des évènements, donc à partir du moment où tu ne peux plus trop travailler ensemble le Classic a moins d’importance.
B.B: Voila, pour toutes ces raisons et puis une question de perspective dans l’avenir. Par rapport à nos âges et aux vies qu’on a, il a des obligations que moi je n’ai pas donc parfois c’est un peu compliqué.
S.W: OK, en tout cas c’était une belle dernière représentation…
B.B: pleurs et rires… (:

S.W: En tout cas on a remarqué que vous aimiez tous les deux voyager aux States. Qu’est-ce-qui vous attire autant, le West Coast Swing est plus fun là-bas?
B.B: C’est différent. L’approche qu’ils ont de la danse, l’état d’esprit… Et puis c’est les States, ça vient de là-bas, c’est un autre monde. C’est en train d’arriver en Europe, mais c’est difficile, l’ambiance n’est pas la même. C’est un peu de notre faute aussi… la première génération de danseurs on vient tous du même milieu et on a instauré ce truc où on est restés dans la compétition et je pense que ça s’est un peu répercuté sur les générations d’après. C’est pas bien grave mais c’est vraiment le petit truc qui fait que c’est un peu plus relax là-bas. Parfois c’est beaucoup plus fun ici, mais l’esprit général est quand même plus relax là-bas.
A.P: En ce qui me concerne, on y va aussi pour se frotter aux meilleurs.
B.B: Oui aussi bien sûr.
A.P: Même si maintenant en Europe on a pas à se plaindre, rien qu’en France on a une des plus grosses communautés en terme de monde et de niveau, mais les Etats Unis ça reste le berceau et du coup t’as envie de te frotter un peu à eux, danser avec les danseuses de là-bas, voir ce que ça donne et quand tu te retrouves dans les catégories Champion où tu peux danser avec les stars, ça donne envie.
B.B: Ca met un petit challenge!

S.W: Et Sinon vous pensez que Lyon sera toujours THE ville number one du West Coast?
A.P: Ouais, toujours.
S.W: Ya pas moyen de céder un peu le truc?
B.B: Nan.
A.P: Non mais c’est vrai qu’en plus, on était déjà nombreux à la base mais tu rajoutes des gens comme Maxence, Torri, Emeline, il y a un concentré qui fait que le niveau est là. Il y a toujours autant de monde, sans parler spécialement de compétitions et d’évènements, on voit dans nos cours débutants ou inter les cours sont remplis dans toutes les écoles. Il y a beaucoup d’écoles aussi, le monde amène le monde. Tu peux danser en soirée 4 fois dans la semaine sur Lyon, du mercredi au samedi, donc forcément le niveau monte vite et les gens bougent pas mal dans les évènements.
B.B: Après d’un point de vue historique Lyon ça a toujours été la capitale de la danse. Par exemple la communauté parisienne est beaucoup plus nombreuse que la communauté lyonnaise mais c’est tellement grand, la communauté est tellement dispersée que du coup t’as pas l’impression qu’il y a autant de monde. A Lyon c’est un mini Paris dans l’esprit, mais le truc c’est que tu as du monde mais tout le monde est ensemble au même endroit. Il y a de ça aussi.
S.W: Ca envoie du rêve…

S.W: Qu’est-ce-que vous appréciez chacun dans la danse de l’autre?
B.B: C’est toi qui commence!
A.P: Mais c’est pas marrant, elle est là… elle va se la raconter après!
B.B: Bien sûr c’est bien mon genre…
A.P: Bev c’est une des danseuses qui a le plus gros potentiel en West Coast, que ce soit en compet comme en social. C’est super facile de danser avec elle, j’ai rien d’autre à dire en fait parce que c’est simple. En plus elle a grandi maintenant donc dans sa tête elle est bien. Si elle continue à bosser… ça fait partie des très grandes danseuses sur Lyon, en France et en espérant qu’elle fasse plus aux Etats Unis.
B.B: Dans le délire Arnaud c’est un peu pareil…
A.P: Mais en plus vieux quoi! En Sophisticated…
B.B: En plus vieux ouais! Non mais après c’est vrai que moi je l’ai un peu vécu d’une autre façon, dans le sens où j’ai commencé très jeune et j’ai vraiment grandi dans ce milieu là et ces couillons ont toujours été un peu là (:
Ca a toujours été facile, déjà quand on a commencé à danser ensemble Arnaud faisait partie des profs tu vois, ceux qui avaient commencé le West Coast, fait les premiers stages. Le fait d’avoir bossé ensemble ça m’a apprit beaucoup de choses et j’ai jamais eu de problème à danser avec le vieux! Bon parfois si, il avait des problèmes de dos..
A.P: On en parle?
B.B: Oui mais moi je commence à être vieille aussi!

S.W: Et qu’aimez-vous particulièrement retrouver comme qualités chez les danseurs en social?
B.B: Qu’ils dansent en musique.
A.P: On parlait des Etats Unis tout à l’heure, pour avoir pratiqué pas mal d’évènements là-bas, tu danses avec une vieille novice ou avec une jeune all star, malgré la barrière de la langue pour nous aussi, les gens dansent en musique.
La façon de danser un blues, un contemporain, un contemporain rapide, les gens vont faire attention sur quoi ils dansent. On s’en rend compte de plus en plus et c’est de plus en plus nos thèmes de cours, qu’on a une des meilleurs communautés en terme de niveau mais qu’on ne sait pas danser en musique, même les Américains le disent.
B.B: On ne sait pas adapter notre danse par rapport au style musical.
A.P: Tu tombes sur des danseuses qui comprennent tout de suite ce que t’as envie de transmettre. On parle de blues souvent en ce moment, tu vas aux Etats Unis tu danses un blues tu te régales avec n’importe qui. En Europe c’est plus compliqué.
S.W: Il y a de moins en moins de blues diffusé aussi.
A.P: Voila, c’est ça, ça va aussi avec la mentalité. C’est pour ça que la mentalité là bas est complètement différente. Je pense qu’à l’heure actuelle en France on ne fait pas attention sur quoi on danse. On est bons dans le guidage, on est bons dans les passes, on est bons dans le style aussi mais voila…
B.B: C’est un peu l’éducation qu’on a reçu aussi, c’est à dire qu’on a appris à danser dans des cours et des stages intensifs au début où c’était très scolaire. Aux Etats Unis ils ont une façon différente de travailler. Ils voient d’abord l’aspect fun avant la technique, alors que nous ça serait plutôt le contraire. Est-ce-que c’est mieux? Je pense qu’il n’y a pas de recette miracle. Aux Etats Unis ça m’arrive de danser avec de vrais débutants et de faire des danses de folie, parce que ça va être fun même si au niveau du guidage ça va pas être super agréable mais ça va être agréable dans le sens où ils sont juste là pour danser et passer un bon moment, ils s’en foutent et parfois rien que ça, ça suffit.

S.W: Pour revenir un peu à l’échelle locale, qu’est-ce-que vous avez pensé de Nantes, des Nantais et du Westy Nantes?
B.B: Moi c’était ma première fois c’était bien cool, il y avait une bonne petite ambiance, super sympa. Tout le monde était bien intéressé pour les cours, on sentait qu’il y avait une bonne énergie, que les gens avaient envie de bosser. J’ai eu deux trois retours des gens qui me disent quand ils sont contents donc c’est toujours sympa.
A.P: Moi pour le coup je vois la progression, parce que ça fait un petit moment que je viens. Je vous ai connu un peu bébés west coast et franchement vous avez une belle communauté à Nantes. Il y a du niveau, du potentiel, sans parler forcément de compétition, même si la compétition ça montre aussi le niveau général mais même dans les cours on a fait des niveaux 4 et 5 où il y avait du monde et du niveau, du coup c’est intéressant de travailler parce que les gens sont demandeurs donc tant mieux. On est contents de venir à chaque fois.
S.W: On est contents que vous soyez là!

S.W: Pour terminer, quels sont vos titres du moment?
B.B: Moi j’en ai plein en ce moment, mais s’il faut choisir… Sûrement pas Shape of you!
A.P: Moi c’est Karma de Alma
B.B: Pour moi c’est You don’t know me de Jax Jones
A.P: Elle est rapide…

S.W: Merci!

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